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Légende...

Légende...
Pour ceux qui ne connaissent pas la légende la lorelei, voici les 2 poèmes les plus connus de la légende.

Heinrich Heine - la Lorelei
Mon
Coeur, pourquoi ces noirs présages?
Je suis triste à mourir.
Une h
istoire des anciens âges
Hante mon Souvenir.
Déjà l'air
fraîchit, le soir tombe,
Sur le Rhin, flot grondant;

Seul, un haut rocher qui
surplombe
Brille aux feux
du couchant.
Là-haut, des nymphes la plu
s belle,
A
ssise, rêve encore;
Sa main, où la bague étincelle,

Peig
ne ses cheveux d'or.
Le peigne est magique. Ell
e chante,
Timbre étr
ange et vainqueur,
Tremblez fuy
ez! la voix touchante
Ensorcelle le
coeur.
Dans sa
barque, l'homme qui passe,
Pris d'un soudain transp
ort,
Sans le voir, les yeux dans l´espac
e,
Vient su
r l`écueil de mort.
L´ecuei
l brise, le gouffre enserre,
La nacelle est n
oyée,
Et voila le mal que peut fa
ire
Lorelei
sur son rocher.

Guillaume Apollinaire (1880 - 1918)La Loreley
à Jean sève
À Bacharach il
y avait une sorcière blonde
Qui laissait mouri
r d'amour tous les hommes à la ronde
Devant
son tribunal l'évêque la fit citer
D'avance i
l l'absolvit à cause de sa beauté
Ô belle Lor
eley aux yeux pleins de pierreries
De quel ma
gicien tiens-tu ta sorcelerie
Je suis lasse d
e vivre et mes yeux sont maudits
Ceux qui m'o
nt regardée évêque en ont péri
Me
s yeux ce sont des flammes et non des pierreries
Jetez je
tez aux flammes cette sorcellerie
Je flam
be dans ces flammes ô belle Loreley
Qu'
un autre te condamne tu m'as ensorcelé
E
vêque vous riez Priez plutôt pour moi la Vierge
Faites-moi
donc mourir et que Dieu vous protège
Mon
amant est parti pour un pays lointain
Faites-moi donc mourir puisque je n'aime rien
Mon coeur me f
ait si mal il faut bien que je meure
Si
je me regardais il faudrait que j'en meure
Mon coeur me fai
t si mal depuis qu'il n'est plus là
Mon
coeur me fit si mal du jour où il s'en alla
L'évêque fit ven
ir trois chevaliers avec leurs lances
Me
nez jusqu'au couvent cette femme en démence
Vat-en Lore en f
olie va Lore aux yeux tremblant
Tu seras
une nonne vétue de noir et blanc
Puis ils s'en allèrent su
r la route tous les quatre
la Loreley
les implorait et ses yeux brillaient comme des astres
Chevaliers laissez-mo
i monter sur ce rocher si haut
Pour vo
ir une fois encore mon beau château
Po
ur me mirer une fois encore dans le feuve
Puis j'ira
i au couvent des vierges et des veuves
L
à haut le vent tordait ses cheveux déroulés
Les chevaliers
criaient Loreley Loreley
Tout là bas
sur le Rhin s'en vient une nacelle
Et
mon amant s'y tient il m'a vue il m'appelle
Mon coeur devient si d
oux c'est mon amant qui vient
Elle se pe
nche alors et tombe dans le Rhin
Pour av
oir vu dans l'eau la belle Loreley
Ses y
eux couleur du Rhin ses cheveux de soleil
# Posté le dimanche 15 octobre 2006 10:06
Modifié le dimanche 15 octobre 2006 10:25

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